Suite à l’acharnement médiatique savamment entretenu et planifié dont notre Communauté Chrétienne est la cible ces derniers temps, les leaders de notre congrégation tiennent à travers ce droit de
réponse à ne pas donner l’occasion à des lobbies spiritualo-occultes qui tapissent dans l’ombre et utilisent les moyens de l’Etat pour parvenir à leurs funestes desseins, d’aliéner l’ensemble des
membres d’une communauté, sous le fallacieux prétexte, qu’un pseudo pasteur se serait rendu coupable d’actes immoraux.
Nous réaffirmons ici que la récupération récurrente de ces scandales et les actes ignobles qu’ils soient avérés où non, posés par des individus fussent-ils ministres du culte, doivent être punis
de manière exemplaire à travers les procédures pénales légales auxquelles sont soumis tous les citoyens, quelque soit leur sexe, leur niveau social, leur appartenance ethnique, politique ou
religieuse. A condition, que la culpabilité des auteurs de ces actes soit prouvée et non manipulé.
Nous disons avec force et conviction que les actes d’un individu qui s’est rendu coupable de violation à la loi, ne doivent pas semer la confusion dans l’opinion pour discréditer l’ensemble de la
chrétienté ou servir de fond de commerce à certaines personnes ou à certains organes de presse.
C’est ce qu’a malheureusement fait le quotidien ‘’l’union’’ et certaines chaînes de télévision en associant de manière délibérée des visages et des noms de
sommités spirituelles crédibles et intègres de notre grande communauté à des articles traitant de scandales amoraux dans le but de les y associer et de jeter ainsi le discrédit sur l’ensemble de
la chrétienté que nous représentons.
Ces opérations procèdent d’une machination, pour freiner le développement et la croissance exponentielle de notre communauté chrétienne qui est en passe de devenir une des forces sociologique
importantes de notre pays.
Il y a manifestement une volonté de mettre à mal, l’existence même de notre Communauté avec l’intention d’aller même jusqu’à menacer le principe inaliénable de la liberté de Culte et de
conscience.
Les nombreux cas précédents d’exactions, de crimes et d’actes immoraux imputés à des individus se disant ministre du culte, sont les corollaires d’une trop longue absence de cadre reconnu par
l’Etat permettant d’imposer à tous ceux qui font office de ministre du culte au sein de la « CPCR », d’obéir à une éthique morale au sein de nos entités ecclésiastiques.
Aussi, nos très nombreux fidèles et cadres chrétiens commencent à croire que la lenteur et les obstacles à la mise sur pieds de nos structures de régulation dans les formes et les missions que
nous avons souhaitées et même obtenues de la première institution de l’Etat qu’est le Président de la République (document à l’appui), participent à une stratégie globale axée sur deux objectifs
principaux :
1. Diaboliser et discréditer les leaders et l’ensemble des membres de notre communauté
chrétienne, en leur attribuant tous les actes de malveillances commis par des tiers et de quelques groupuscules, religieux ou non.
2. Tout mettre en œuvre pour faire échouer les grandes avancées dans la mise en place de notre
structure de régulation pour des raisons obscures qui relèvent des intérêts occultes de nos détracteurs.
Nous avons toujours oeuvré pour la mise en place d’un cadre de régulation de l’activité religieuse au Gabon pour sauvegarder le respect de l’ordre public, la dignité humaine et surtout la liberté
de culte et de conscience.
C’est ici le moment de louer la pleine implication de Monsieur le Ministre d’Etat chargé de l’Intérieur (donc du culte) Mr André MBA OBAME pour la part active qu’il a prise dans l’évolution des
dossiers concernant la mise en place de notre Confédération et l’élaboration d’un projet de loi régissant l’activité religieuse en République gabonaise. Nous nous réjouissons de la sagesse et du
discernement dont il a fait preuve pour ne pas tomber dans le traquenard tendu par les écrivassiers du journal L’UNION, qui ont tenté manifestement d’impliquer ce Ministre de la République dans
l’élaboration d’un ensemble d’articles ayant entre autre pour objectif de salir et de dénigrer d’honnêtes gens.
Nous louons le professionnalisme dont il a fait preuve, la cohérence de ses propos et l’esprit de responsabilité qui l’anime et lui permet d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur
tout ce qui touche la gestion et la régulation de l’activité religieuse ; la liberté du culte et de conscience qui exige du sérieux, de la compétence ainsi que les objectifs du
ministère pour faire asseoir l’autorité de l’Etat.
C’est d’ailleurs la ligne directrice qui a toujours été celle du Chef de l’Etat, fort de son expérience dans la gestion de la chose publique, de la promotion de l’Etat de droit, et du respect de
toutes les entités qui forment la société gabonaise.
Au cour de nos nombreuses séances de travail avec son Excellence Monsieur le Président de la République au sujet de l’organisation de nos communautés religieuses, il n’a cessé en notre présence
de dire à ses collaborateurs de faire preuve de capacité d’écoute, de dialogue et de pédagogie en associant les partenaires sociaux à la mise en place d’un cadre juridique qui leur permettra de
jouir de leur activité qui en se développant doit évoluer en bonne intelligence et en harmonie avec les lois du pays.
Nous tenons à rappeler que nos congrégations sont composées d’hommes, de femmes, des pères et des mères de famille, des cadres et des professionnels de toutes les couches sociales vivant sur
toute l’étendue du territoire national. Nos congrégations ne regroupent pas seulement des pasteurs en leur sein.
Ces hommes et ces femmes aspirent à vivre en paix sans qu’on remette en cause leur liberté de conscience et leurs aspirations profondes à prier et à adorer et à louer leur Dieu, en toute quiétude
et ce dans le respect de leur conviction.
C’est ce qui explique qu’aujourd’hui, nos membres doutent sérieusement de la capacité et de l’impartialité de certaines administrations de l’Etat dans leur volonté de voir s’organiser dans le
cadre de la loi, la régulation, la maîtrise du phénomène pourtant dénoncé de la prolifération des groupements religieux dont nous ne connaissons ni les origines, ni la base doctrinale.
Leur objectif étant de faire échouer les grandes avancées mises en place par en vue de l’existence de notre confédération et le projet de loi y relatif qui consacre un cadre juridique pour
la régulation de la pratique religieuse en République gabonaise soutenu par le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur.
Ce cadre que nous appelons de tous nos vœux depuis 1999 pour mettre fin au règne des fossoyeurs de l’Evangile, des pseudo pasteurs, des faux docteurs, des faux prophètes et de fausses
Eglises qui importent des pratiques fétichistes sinon sataniques nuisant ainsi à la société, à la dignité humaine, et à la sécurité des personnes et des biens aurait eu le mérite de freiner ces
débordements inacceptables qui nous indignent autant qu’à l’opinion.
Les auteurs des différents articles du journal L’UNION et les différents animateurs des émissions télévisées, organisées pour les motifs que nous connaissons maintenant, sont pour la plupart
professionnellement malhonnête.
Les informations et analyses révélées au grand public sont de grossiers montages faits de demis vérités, d’inventions et d’une méconnaissance notoire des principes et des règles qui régissent
notre Communauté. De ce fait il est incontestable qu’ils ne sont que des sujets instrumentalisés et manipulés par nos détracteurs.
Ceux qui sont tapis dans l’ombre, manquent de courage pour confronter en notre présence leurs thèses factices, dégradantes et ridicules qui participent à l’institutionnalisation du mensonge et à
la promotion de la désinformation.
Ces mains invisibles qui entretiennent ce matraquage médiatique utilisent leur position d’autorité pour nuire à notre communauté chrétienne afin de nous empêcher de PRIER et de VIVRE dans la
PAIX conformément aux valeurs morales prônées l’évangile de Jésus Christ.
Oui nos prières dérangent parce que nos actions sont bénéfiques pour la nation. Même en temps de crise, depuis 1990 lors de l’avènement de la démocratie. Les citoyens gabonais
honnêtes le reconnaissent.
Aujourd’hui, plus que hier, il est évident que ces cercles spiritualo-occultes assoiffés du pouvoir s’attaquent maintenant à notre communauté chrétienne avec l’intention d’imposer la domination
que leur inspirent les forces du mal que nous combattons dans la prière avec acharnement.
L’impact spirituel de nos prières les empêche d’accomplir leurs actes ignobles et de nuire à la stabilité politique et sociale de notre pays. Nous sommes conscient de notre mandat et responsable
en tant que ministre du culte à œuvrer à la destinée prophétique de notre nation.
Nous ne nous départirons jamais de notre rôle qui est de rendre possible la prospérité de notre pays et le bien-être de nos concitoyens sur la base des principes scripturaires que nous commande
la Bible : « La justice élève une nation et le péché est la honte des peuples… Heureuse la nation dont l’Eternel est Dieu » (Proverbes 14 :34 et Psaumes 33 :12).
C’est pourquoi, nous avons toujours agi comme nous le recommande la Bible afin que nous menions une vie paisible et tranquille en toute piété et honnêteté (1 Timothée 2 :1-4).
Aussi, le dossier du quotidien l’union qui nous a fait le triste honneur de consacrer des pages entières pour faire l’apologie d’un scandale que nous
avons, nous aussi condamnés, au lieu d’informer le peuple sur:
· La situation économique de notre pays ;
· L’assainissement de nos villes ;
· L’état actuel de notre réseau routier national ;
· Le chômage ;
· Les problèmes de santé et du système éducatif ;
· Les défis de la mondialisation etc.…
Nous paraît donc suspect et peu crédible, toutes ces choses participent une fois encore à faire de la diversion.
Les problèmes du Gabon sont ailleurs et ne sont pas à chercher au sein d’une Communauté Chrétienne qui a pris conscience que le Ministère auquel Dieu l’a consacré ne consiste pas seulement dans
le fait de prêcher l’évangile ou la bonne parole, mais d’être aussi capable de trouver des réponses et des solutions aux problèmes quotidiens de la société et de nos compatriotes.
Notre message social dérange, parce qu’il condamne l’esprit de pauvreté qui emmène des gens à dépendre du bon vouloir de ceux qui pensent qu’ils peuvent tout se permettre parce qu’ils sont
nantis. Il met au goût du jour les valeurs du travail. Il demande à ces paroissiens d’être leur propre patron et de ne pas vivre uniquement de leur salaire mais, de fructifier leurs
biens en vue de leur indépendance financière.
Ce message rappelle à nos jeunes filles de ne pas vendre leurs corps pour de l’argent, de ne pas s’offrir au premier venu même si son apparence est présentable. Si elles sont scolarisées, de ne
pas tremper dans la logique des notes sexuellement transmissibles mais d’apprendre à travailler avec leurs mains et penser avec leur tête, pour subvenir à leurs besoins, pour qu’elles soient
autonomes et qu’elles se maintiennent vierges jusqu’au jour de leur mariage.
Nos enseignements disent aux jeunes gens de ne pas choisir de mourir jeune, au prix de leur dignité, en s’aventurant dans les pièges de l’immoralité et de la bestialité. Ils sont encouragés à
rester des hommes, capables de se regarder dans un miroir, des pères de famille responsables, des futurs dirigeants de la nation.
Oui dans nos prédications, nos sœurs aînés et nos mamans sont incitées à résister à toutes sollicitations de la part de leurs chefs qui viseraient à les déshonorer, même lorsqu’elles sont mariées
et à ne pas céder aux exigences du droit de cuissage qui consiste pour un chef à coucher avec sa secrétaire ou collaboratrice comme condition à toute promotion sociale
A nos frères aînés et à nos pères, nous leur demandons d’être des modèles en parole, en foi, en intégrité, à aimer leur pays, à élever leurs enfants et à être des repères sur lesquels la future
génération pourra s’appuyer pour bâtir le Gabon de demain.
A ceux qui sont affligés, qui désespèrent, qui ont été spoliés de leurs biens, qui ont connu des injustices et nourrissent des désirs de vengeance nous disons de ne pas désespérer. Nous les
exhortons à comprendre qu’une injustice ne peut pas être réglée par une autre injustice. Nous leur disons qu’il faut transcender les circonstances visibles en faisant appel à leur
potentiel intérieur, en se forgeant un caractère, en étant pacifique. C’est ainsi qu’ils trouveront assez d’énergie et de motivation en eux-mêmes, seule force capable de leur permettre de bâtir
leur destinée, car c’est alors qu’ils réussiront.
Voici les clefs et les secrets de notre pouvoir d’attraction qui font qu’aujourd’hui malgré les plans ourdis pour nuire à notre existence, des dizaines de milliers de personnes nous font
confiance. ils nous interpellent en disant qu’il est temps pour nos communautés, d’user de la force sociologique qu’elle représente pour s’organiser et pour défendre nos droits et nos
valeurs au sein des instances de représentations nationales et législatives parce que nos membres refusent par millier d’être traités comme des apatrides.
Ce ne sont donc pas de faux rapports de quelques services que ce soit, des tissus de mensonges, des demis vérités, des faits dénaturés ou encore le fait d’utiliser des personnes issues de nos
rangs qui ont été eux-mêmes sanctionnées sur la base d’actes licencieux, répréhensibles et inacceptables au gré des valeurs morales que prône l’Evangile de Jésus-Christ, qui nous détourneront de
nos missions sacerdotales.
Même si de manière honteuse l’occasion est souvent donnée à des tierces personnes qui ont prouvé à maintes reprises leur malhonnêteté et leur cynisme à utiliser les moyens de l’Etat pour assouvir
leur soif de vengeance, leur conscience étant déjà marquée au fer rouge, il n’ y a rien qui ébranlera notre détermination à nous organiser, à œuvrer dans le cadre de nos missions
d’évangélisation, de conscientisation de la société, ceci, pour la défense de nos valeurs et de nos libertés
Nous affirmons haut et fort que personne ne doit s’arroger le droit de calomnier, de diffamer, d’injurier ou de juger l’Eglise et l’ensemble des leaders et membres de nos communautés, en les
raillant dans leurs lieux de travail ou en apostrophant nos enfants au sein des établissements scolaires comme cela a été le cas ces derniers jours.
Nous nous réservons donc le droit de nous organiser par tous les moyens légaux pour exposer au grand jour les instigateurs de cette basse campagne et s’il le faut, ester en justice. Nous
aviserons…
Il convient de noter que nous sommes, quotidiennement au fait de l’Etat moral de la nation. En effet, nous avons constamment connaissance des faits immoraux subits par bons nombres de nos
compatriotes et souvent commis par des personnes même issues des milieux aisés ou dans d’autres cercles que le nôtre.
Des cas d’incestes, de viols, d’abus sexuels sur des mineures tous sexes confondus, de bestialités, de violences, de crimes, d’injustices, de corruption, de satanisme sont connus de nous
sans pour autant que nous n’en fassions nos choux gras.
Nous sommes toujours opposés au désir de vengeance des victimes d’actes ignobles et à la dénonciation publique de ces actes abjects. Pour nous, le pardon favorise la guérison intérieure, permet
aux victimes de s’intégrer plus rapidement dans la société sans séquelles et, de reprendre le cours normal de leur activité tout en travaillant inlassablement à leur restauration et à leur
dignité pour qu’elles puissent se défendre et laver leur honneur dans la lucidité par voie de justice si tel est leur désir.
Le serment pastoral exige de nous cette déontologie et cette règle d’éthique. Les provocations et persécutions de ceux qui aujourd’hui s’érigent en censeur ou en moralisateur n’ont que trop
duré.
Nous prenons donc à témoins l’opinion nationale et internationale quant aux dangers que représentent de tels comportements qui menacent la liberté de culte et de conscience dans notre pays. Des
principes contraires à la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen.
Convaincu qu’il n’ y a pas de puissance contre la vérité, nous nous engageons de manière résolu à œuvrer pour la manifestation de la vérité et à affirmer le règne de Christ qui est un
règne de justice et d’équité.
Fait à Libreville, le 14 novembre 2007