Lundi 3 décembre 2007
Les églises de réveil, une cible facile.
 
 
 
Selon le dictionnaire Robert, l’objectivité est «la qualité de ce qui est exempt de partialité, de préjugé, de ce qui donne une représentation fidèle d’un fait, d’une situation». Mais on peut affirmer sans risque d’erreur que ce qui s’écrit et se dit à propos des églises de réveil est souvent tendancieux et manque d’objectivité.
 
Il suffit de lire le dossier disproportionné paru dans l’Union du 12 novembre 2007 pour s’en convaincre.
 
Disons tout net que nous n’approuvons pas l’acte délictueux et ignominieux du « pasteurs ». Nous le condamnons fortement. Mais nous refusons qu’on traîne toute une communauté dans la boue à cause d’un individu.
 
Il n’y a pas longtemps, un adolescent de Tchibanga a busé d’une fillette de 2 ans. Il serait absurde d’incriminer toute la province de la Nyanga à cause de la faute d’un de ses ressortissants. Le législateur a tout prévu et est censé punir tout citoyen qui ne respecte pas la loi, fût-t-il pasteur.
 
En tant que citoyenne et chrétienne, il devient de plus en plus difficile pour nous d’assumer le manque d’objectivité voire l’absurdité de certains propos qui visent à discréditer toute une communauté laquelle n’est pas composée que de pasteurs mais de pères et mères de famille, mûrs et responsables.
 
Quand on parle d’églises de réveil, on donne l’impression qu’elles sont le repaire d’une bande d’arrivistes irresponsables largués par la société et qui n’ont ni foi, ni toit, ni loi. Quelle erreur !
 
Qu’on n’oublie pas que dans toute communauté, il y a des bons et des mauvais, des forts et des faibles, des vrais et des faux…
 
Il est regrettable de constater que tout ce qui est dit sur les églises de réveil vise un seul objectif : la dissolution des structures qui ne sont pas que de simples lieux de culte, mais qui jouent un rôle social et moral si crucial qu’on peut les assimiler à des centres sociaux qui encadrent, soutiennent, éduquent et rééduquent des milliers de personnes en difficultés.
 
Aspirer à la cohésion, à la paix et au rayonnement de son pays suppose aussi l’exigence d’une analyse objective des problèmes qu’il connaît. Dieu seul voit les problèmes du Gabon, mais pas les gabonais eux-mêmes.
 
Est-ce constructif de ne mettre l’accent que sur le pire qui se produit en milieu chrétien pentecôtiste et charismatique et de fermer les yeux sur le meilleur ?
 
Pourquoi cette cécité volontaire devant toutes les actions citoyennes menées par les églises de réveil ou par les associations qui s’y rattachent ? Il importe de faire remarquer que les chrétiens ne sont pas des citoyens de seconde zone : ils connaissent non seulement les lois et les principes républicains, mais oeuvrent aussi pour les sauvegarder. C’est pourquoi, ils ne peuvent pas cautionner et soutenir tout ce qui est susceptible de nuire à la cohésion et à la stabilité de notre pays.
 
Une certitude demeure, ils sont nombreux ceux qui souhaitaient s’exprimer pour évacuer leur stress, leur amertume, leur révolte par rapport au monde environnant. N’ayant pas toujours les mains libres pour le faire, ils choisissent des victimes expiatoires, des cibles faibles comme les églises de réveil pour cracher joyeusement et impunément leur venin.
 
Nous reconnaissons que tout n’est pas parfait dans les églises de réveil (toute entreprise humaine est perfectible), mais nous n’acceptons pas le diabolisation outrancière de ces églises qui jouent un rôle inestimable dans tous les domaines.
 
Au Gabon aujourd’hui, de nombreux problèmes se posent aux populations avec acuité et  nécessitent des solutions adéquates et urgentes. Que nos plumes émoussées, nos énergies paralysées se déchaînent et se mobilisent pour les mettre en évidence, afin d’améliorer le quotidien des gabonais.
 
 
 
 
Honorine NGOU
Enseignante à l’U.O.B.
Présidente de l’Alliance
Des Femmes Chrétiennes
Pour la Paix au Gabon
Par Communauté Pentecôtiste, Charismatique du Gabon - Publié dans : Réactions
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L'Evêque Mike JOCKTANE et le Rev. Francis MBADINGA ont été convoqués à la DGR.
L'Evêque Mike JOCKTANE et le Rev. Francis MBADINGA sont ressortis libres des locaux de la gendarmerie (DGR) où ils ont été entendu pendant un peu plus de 3 heures suite à une plainte déposée par le journal L'Union. La procédure suit sont cours, et ils attendent sereinement la convoquation au tribunal à une date qui leur sera signifiée ultérieurement.

Restons mobilisés et alertes ... 
  

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